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In order to realize this conference, the Organizing Committee has appealed to several of the most eminent and internationally well-known experts in this field.

Martin Aurell

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Martin Aurell

Professeur d'Histoire du Moyen Âge à l'Université de Poitiers

Membre senior de l'Institut Universitaire de France

Membre du conseil de laboratoire du Centre d'Études Supérieures de Civilisation Médiévale de Poitiers.

Directeur de la revue Cahiers de Civilisation Médiévale, de la collection « Histoires de famille : la parenté au Moyen Age » de Brepols et de la collection « Histoire médiévale » des Classiques Garnier.

Enseignement universitaire et recherche

Assistant associé d'Histoire Médiévale à l'Université de Nice (1985–1986).

Copeland Fellow à Amherst College (Massachusetts, États Unis) en 1987.

Chargé de travaux dirigés à l'Université de Paris I en 1987-1988.

Maître de Conférences à l'Université de Rouen (1988-1992). Maître de Conférences à l'Université de Paris IV-Sorbonne (1992-1994). Membre de l'Institute for Advanced Study de Princeton (New Jersey) en 1999. Dix-neuf thèses de doctorat et une HDR dirigées et soutenues depuis 2000.

Maurice Aymard

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Maurice Aymard

Economic and social historian of Modern Europe

Professor of medieval and modern history of the Mediterranean world, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) Paris from 1976,

Deputy Director (1976-92) then Director (1992-2005) of the Foundation Maison des Sciences de l'Homme (FMSH) Paris,

General Secretary (from 1998) of the International Council of Philosophy and Human Sciences (ICPHS), Unesco)

President of ARELA (Italian Association of Research on the Mediterranean and Latin America),

Foreign Member of the Academies of Sciences of Russia and Poland

Member of the Istituto Veneto (Venice)

Doctor honoris causa of the Academy of Sciences of Russia, and of the Universities of Bologna, Macerata and Catania (Italy)

Jean-Claude Cheynet

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Jean-Claude Cheynet
 
JNé en 1947, agrégé d'histoire en 1970, Docteur ès Lettres en 1987, J.-Cl. Cheynet fut chercheur au CNRS de 1977 à 1995 et, depuis cette date, est professeur d'histoire byzantine à l'université de Paris-Sorbonne. Il est aussi membre de l'Institut universitaire de France, Directeur de l'UMR 8167 Orient-Méditerranée et du laboratoire d'excellence (Labex) RESMED (Religion et société dans le monde méditerrranéen) et enfin membre de l'Academia Europeana.
 
 
Résumé Athènes

Le gouvernement de l'Empire et le pouvoir impérial se sont appuyés sur les élites aristocratiques qui ont servi de relais provinciaux aux initiatives prises à Constantinople, qu'elles soient politiques, administratives ou religieuses. A partir du VIIe siècle, date à partir de laquelle nous considérons que l'Empire d'Orient prend sa forme médiévale, elles sont issues principalement du corps des officiers, car la guerre est quasi permanente et conditionne la survie de l'Etat. Cette aristocratie, qui ne cessa jamais complètement de se renouveler, notamment par des apports étrangers, dont, en premier lieu, des Arméniens, constitua désormais la structure même de l'Empire et les rapports qu'elle entretint avec les empereurs contribuèrent de manière décisive à son évolution. Le basileus avait besoin de son appui pour conserver le pouvoir et pour contrôler les populations provinciales, mais les aristocrates dépendaient de lui pour leur enrichissement et le maintien de leur statut social. Cette interdépendance ne cessa qu'avec la chute de l'Empire.

Nikolaos Chrissis

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Nikolaos Chrissis

Nikolaos Chrissis has taught history at the universities of London and Birmingham. He studied History and Archaeology at the University of Athens, Byzantine Studies at King's College London, and completed his PhD at Royal Holloway, University of London (2008). His main research interests and publications revolve around Byzantine-western interaction, the papacy, and the crusades. His forthcoming monograph Crusading in Frankish Greece, 1204-1282: A Study of Byzantine-Western Relations and Attitudes is due to come out in the summer of 2012 by Brepols. He is currently embarking on a major EU-funded postdoctoral research project at the University of Athens. The project examines the notions of Identity and Otherness in Byzantine perceptions of the West in rhetorical texts and correspondence, from the thirteenth to the mid-fifteenth century.

 

Evangelos Chrysos

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Evangelos Chrysos

Emeritus Professor of Byzantine History, University of Athens

corr. Member of the Austrian Academy of Sciences

Born in Thessaloniki, Phd from the Universities of Bonn and Thessaloniki, he has served as professor at the Universities of Ioannina (1974-1996) Cyprus (1996-2000) and Athens (2001-2005). He also served as Director of the Institute for Byzantine Studies at the National Research Foundation (2000-2005). He has held visiting professorships at the Universities of Bamberg, EHESS/Paris, Harvard Munich and Vienna. For ten years he was the Secretary General of the International Association of Byzantine Studies. In the last seven years he was the Secretary General of the Hellenic Parliament Foundation.

Panayiotis Doukellis

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Panayiotis Doukellis

Maria Dourou-Eliopoulou

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Maria Dourou-Eliopoulou

Associate Professor in the Department of History at the University of Athens. She teaches Medieval History and she has published several articles about the presence and the activities of the Latins in the eastern Mediterranean during the crusades.

Books: The Angevins in Romania during the reign of Charles I (1266-1285), Athens 1987/ The Frankish principality of Achaea (1204-1432). History. Organization. Society, Thessalonike 2005/ From western Europe to the eastern Mediterranean. The crusading dominions in Romania (13th-15th century). History and institutions, Athens 2012.

Alain Dubreucq

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Alain Dubreucq

Sylvain Gouguenheim

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Sylvain Gouguenheim

Sylvain Gouguenheim (né en 1960), professeur d'Histoire du Moyen Âge à l'Ecole Normale Supérieure de Lyon ; membre de la Commission Internationale d'Histoire de l'Ordre teutonique (Marbourg) ; membre du comité éditorial de la revue Ordines militares, publiée par l'Université de Torun (Pologne).

J'ai enseigné dix ans l'Histoire et la Géographie en collège et en lycée ; depuis 18 ans j'enseigne à l'Université l'Histoire du Moyen Âge. Je suis spécialisé dans l'Histoire de l'Ordre teutonique aux XIIIe-XIVe siècles et j'ai un second centre d'intérêts : l'histoire de la conservation de la culture et du savoir grecs et leur transmission à l'Europe latine. En particulier je m'intéresse au rôle joué par l'empire byzantin dans ce processus.

Principales publications

Les chevaliers teutoniques, Paris, Tallandier, 2007, 775 p. (traduction en polonais à paraître en 2012)

Les racines grecques de l'Europe chrétienne. Aristote au Mont-Saint-Michel, Paris, Seuil, 2008 (traductions en italien et en grec parues en 2009; traduction espagnole parue en 2010, traduction allemande parue en 2011).

Traduction grecque: Ο Αριστοτέλης στο Μον-Σαιν-Μισέλ. Οι ελληνικές ρίζες της χριστιανικής Ευρώπης, Ολκός, 2009

Regards sur le Moyen Âge. 40 histoires médiévales, Paris, Tallandier, 2009; réédité en 2012 sous le titre Le Moyen Âge en questions, Paris, Tallandier.

La réforme grégorienne. De la lutte pour le sacré à la sécularisation du monde, Temps Présents, Paris, 2010.

Nicolas Karapidakis

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Nicolas Karapidakis

Docteur d'histoire de l'Université de Paris I- Sorbonne Panthéon.

Archiviste-paléographe, Ecole nationale des chartes, promotion 1982.

Président du conseil supérieur des Archives de Grèce.

Professeur au département d'histoire de l'université Ionienne. (Corfou. Grèce) : Histoire de l'occident médiéval et des installations latines dans la méditerranée orientale.

Polymnia Katsoni

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Polymnia Katsoni

Title : Assoc. Professor of Byzantine History

Position : Professor in Aristotle University of Thessaloniki.

Director of Department of Byzantine History in Centre for Byzantine

Research of Aristotle University of Thessaloniki.

Field: Byzantine History

Field of Research: My research centers on the socio-economic history and political history of the Byzantine Empire, especially in 14th century.

 

Abstract:

Byzantine scholars in the West in 14th century: Their views on the common cultural past between Byzantine East and Latin West.

The Palaeologan "Revival of Learning" begun in the 13th century. From this period on the cultural exchanges between East and West intensified. Byzantine intellectuals and scholars studied Latin, while Italian intellectuals flowed into Constantinople to learn Greek. Byzantine scholars visited Italy or established themselves in Venice, Florence, Roma and Padua. Without doubt, the Byzantine émigrés scholars found the Italian intellectual climate well prepared for them. Their work was greeted by immediate acceptance by the West and they found in the Latin West an alternative homeland. The idea that East and West had shared a common historical and cultural heritage is often found in their work, in particular in the correspondence of the well known scholar and politician man, Demetrius Kydones.

Christian Lauranson-Rosaz

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Christian Lauranson-Rosaz

Professeur agrégé des Universités à Lyon, specialisé en Histoire du Droit médiéval et Droit romain à la Faculté de Droit.

Président de la section d'Histoire du Droit, il est membre du Centre Lyonnais d'Histoire du Droit et de la Pensée politique (EA 669)

Ses spécialités : Histoire du droit, Histoire des institutions publiques et des faits sociaux - Histoire des "droits intermédiaires" ou du premier Moyen Âge (5e-11e s.) - Histoire féodale - Histoire de l'Eglise et Droit canonique.

Abstract:

Au Xe siècle, l'empire d'Orient connaît 150 ans une période faste, avec les basileus de la dynastie macédonienne : c'est une riche époque pour les relations Est-Ouest, au moment où les Francs sont toujours en quête d'un Empire aussi universaliste que celui d'Orient. Les échanges diplomatiques connaissent une intensité sans précédent.

La diplomatie matrimoniale des Carolingiens vise à établir ou conforter la paix, ainsi préservée en raison de la sanguinis affinitas unissant les rois ; de manière similaire, les stratégies matrimoniales des Byzantins cherchent à resserrer les liens entre peuples et créer une kinship, une parenté dépassant la parenté naturelle du sang : et c'est bien naturellement avec les Occidentaux que ces unions sont les plus fréquentes, avant d'être de règle à partir des Comnènes, qui considèreront ces unions comme un puissant moyen d'action diplomatique : si les mariages byzantins avec des princesses ou des princes étrangers, auparavant jugés comme sacrilèges, ne sont pas légion, l'écrasante proportion d'unions avec les Francs plutôt qu'avec d'autres peuples prouve la haute estime en laquelle sont tenus ceux de l'Ouest par les Byzantins, pour faire partie du même monde chrétien, face aux païens de tous genres, slaves, sarrasins et autres "barbares".

13 projets d'unions sont repérables entre Orientaux et Occidentaux, entre le milieu du VIIIe et la fin du Xe siècle, dont 10 négociés et 3 effectifs. Au nombre de ceux-ci, le mariage méconnu contracté vers 900 par la fille de l'empereur Léon VI le Sage, Anne, avec le roi de Provence Louis l'Aveugle, et celui apparemment sans suites conclu en 944 entre le petit-fils de Léon VI, Romain II, avec Berthe, fille d'Hugues d'Arles et parente de Louis l'Aveugle. Même si elles ne sont pas vraiment comparables à celle d'Otton II et Théophano en 972, ou à celle d'Henri Ier et Anne de Kiev en 1051, il convient d'essayer de dégager l'impact de ces unions ou projets d'unions sur les relations entre les deux mondes.

Cet exposé, aux frontières de de la science diplomatique, la diplomatique proprement dite, la généalogie et l'anthroponymie, sera articulé en 2 étapes chronologiques : dans un premier temps, avec le mariage d'Anne et de Louis de Provence, il rappellera les enjeux de la diplomatie matrimoniale franco-byzantine, entre Provence et Italie ; dans un second temps, avec comme transition le bref mariage de Romain II et de Berthe d'Arles, il montrera les prolongements inattendus de cette diplomatie matrimoniale, précisément en Provence, jusqu'aux lendemains du Millenium.

Sophie Laws

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Sophie Laws

Programme Director for Humanities and Study Abroad, Regent's College London.

Sophie Laws holds M.Litt. and M.A. degrees in Theology from Oxford University. She has been a Lecturer in the Theology departments of Leeds University and King's College, London University, and has taughtas a visiting professor in several colleges in the U.S.A.

Her special field of study is the history of Christianity in the Roman Empire, with a developing interest in women's history and in Byzantium. She has published two books in New Testament studies, and numerous articles in journals and reference works.

Charalampos Meletiadis

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Charalampos Meletiadis

"H πολιτισμική διάσταση της εκπαιδευτικής πολιτικής στην Eλλάδα κατά την πρώτη μεταπολεμική περίοδο (1945-1967)". Published in "H Eλληνική Kοινωνία κατά την πρώτη μεταπολεμική περίοδο (1945-1967)", Athens 1994, pp. 442-456.

"Routes of Trade, Routes of Education: on the influence of the European Paradigm on the Greek Education in the Ottoman Empire during the 19th Century". Mediterranean History Library, 1996, 73-107

"Rhigas et Solomos: jalons pour une théorie de la révolution" in Rhigas Vélestinlis (1757-1798) (UNESCO/Desmos pp. 269-285).

«Η εκπαίδευση στην Κωνσταντινούπολη κατά τον 16. Αιώνα», Thessaloniki, Κώδικας, 2000 (second edition 2003).

"Cultural Flows, Educational Reforms and the Emergence of Inner Cross-cultural Structures in the Balkans", International Forum: Understanding the Balkans, Skopje, 2004.

"Η ίδρυση της Πατριαρχικής Ακαδημίας και η ταυτότητα του Γένους κατά τον 16ο αιώνα" in «Η Πατριαρχική μεγάλη του Γένους Σχολή», Athens, 2004, pp. 61-71.

"Constantinople et l'imaginaire: la construction du pluriel", Cahiers de Sociologie (Université de Tunis), 2005.

"Αναγεννησιακές τάσεις στην ελληνική λογιοσύνη κατά τον 16ο αι.: Νικόλαος Σοφιανός" Thessaloniki 2005, publ. Βάνιας.

"Voyager à la Renaissance : Du voyage érudit aux ambassades françaises dans l'empire ottoman", Synergies, Sud-Est Européen, 1, 2008, σσ. 149-165.

"Η εκπαιδευτική μεταρρύθμιση του 1959", in Ο Κωνσταντίνος Καραμανλής στον εικοστό αιώνα, Athens, 2008, vol. 3, pp. 413-444.

"Histoire et mémoire collective dans la politique balkanique. La période ottomane", in Interbalcanica, Athens 2009.

Ελευθέριος Βενιζέλος και Λορέντζος Μαβίλης. Αγορεύσεις για τη γλώσσα στην Β΄ (διπλή) Αναθεωρητική Βουλή (1911), Τετράδια Κοινοβουλευτικού λόγου, 3, Ίδρυμα της Βουλής των Ελλήνων, 2010.

"Prolégomènes historiques à une édition critique des œuvres mineures de Nikolaos Mavrocordatos", in L'homme et son environnement dans le Sud-Est européen. Actes du Xe Congrès de l'Association internationale du Sud-Est européen (AIESEE) Paris, 24-26 septembre 2009, Paris, De Boccard, 2011, pp. 574ff.

«Στοχαστικές προσαρμογές για την Ιστορία της Νεοελληνικής Παιδείας» in Ανοιχτοσύνη, Μελέτες προς τιμήν της Βασιλικής Παπούλια, Thessaloniki 2012, publ. Βάνιας, pp. 51-110

«Γεώργιος Παπούλιας. Κείμενα διπλωματίας και πολιτικής» (edit), Athens, 2013, publ. Benaki Museum

Abstract

"La culture grecque et les origines du libertinage érudit en Italie et en France"

L'historiographie depuis la fin du XIXe siècle a toujours dissocié un libertinage érudit, philosophique, d'un libertinage de mœurs, scandaleux et obscène. Or la constellation libertine s'est faite par des athées d'inspiration aristotélo-averroïste, qui côtoient les disciples des antiques épicuriens et les plus modernes mécanistes, mais aussi les sceptiques radicaux ainsi que diverses obédiences de déistes. Les libertins portaient leur attention à des historiens et des historiens de la philosophie comme Diogène Laërce et Diodore de Sicile, aux moralistes comme Plutarque, à Lucien, Épicure et Sextus Empiricus. L'image de la culture antique émergeant dans le contexte libertin d'une part récupérait de traditions philosophiques oubliées – l'atomisme, l'épicurisme et le scepticisme, - et d'autre part refusait de réduire la culture antique à un accord préétabli entre classique et chrétienne, ou de répéter les perspectives rassurantes humanistes de pia philosophia. En Italie pendant les premiers ans de la "grande Renaissance" le nouvel esprit a été véhiculée par la redécouverte de Platon par des Florentins dénués d'arrière-pensées irréligieuses, comme Marsile Ficin. Celui-ci, étant élève de Georges Gemistos et le plus fidèle promoteur du platonisme et du néo-platonisme en Italie, érige sa philosophie en absorbant la philosophie épicurienne dans son platonisme et fournit ainsi un exemple typique de la transplantation au sol italien d'une attitude très répandue parmi les savants byzantins dès l'époque de Michel Psellos.

Christine Mengès-Le Pape

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Christine Mengès-Le Pape

Docteur en droit,

Agrégé des Facultés de droit,

Professeur d'histoire du droit à l'université Toulouse 1 Capitole.

Ses domaines de recherche sont :

- L'histoire institutionnelle, politique et sociale : la justice, la fiscalité, les finances et l'économie d'Ancien Régime.

- Histoire des idées politiques depuis l'époque moderne : les relations entre Etat et religions, droit et religions depuis l'époque moderne.

La réception de l'Antiquité grecque dans le Colloquium heptaplomeres de Jean Bodin

A la fin des guerres de religions, lorsque Jean Bodin écrit le Colloquium heptaplomeres de abditis rerum sublimium arcanis, rédigé sûrement au cours de l'année 1593, rien ne semble encore vraiment décidé pour le royaume de France, bien au contraire les disputes s'amplifient. Et dans cette renaissance française largement ouverte à tous les savoirs et à toutes les influences, les revendications surgissent de partout, l'opinion veut débattre pour faire correspondre les divergences, et surtout les aspirations religieuses aux enjeux politiques. Les pages du Colloquium disent ces jaillissements d'intérêts souvent contraires. Elles se vouent à des débats souvent dangereux, qui s'immiscent dans la part de l'inconnaissable absolu, c'est-à-dire la part de Dieu. A travers les débats, on y voit la galerie des philosophes de l'Antiquité, et à partir de leurs pensées que le XVI siècle retrouve et parfois déforme, sont formulés -dans l'éparpillement des notions- quelques droits subjectifs qui chahutent les traditions religieuses pour soutenir les principes d'une nouvelle religiosité au service d'un Etat absolu.

Philippe Nélidoff

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Philippe Nélidoff

Université Toulouse

Il était nommé professeur à l'Université Lille 2, puis nommé à l'Université Toulouse 1 depuis 2001.

LISTE DES QUELQUES TRAVAUX ET PUBLICATIONS

1-«Le clergé et les fidèles du diocèse d'Albi au moment de la Séparation des Églises et de l'État», Presses de l'Université Toulouse, 2000, pp. 51-57.

2-«Les relations entre la Monarchie de Juillet et le Saint-Siège sous le pontificat de Grégoire XVI», Presses de l'Université Toulouse I, 2003, pp. 53-62.

3-Rapport de synthèse du colloque «Les couleurs de la Cathédrale Saint-Cécile d'Albi», Revue du Tarn, No 123, 2004, p. 151-155.

Antonios Pantelis

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Antonios Pantelis

Dr Antonios Pantelis est Professeur de droit constitutionnel à la Faculté de Droit à l'Université Nationale et Capodistrienne d'Athènes. En 1973 il a obtenu son diplôme de la Faculté de Droit de l'Université Nationale et Capodistrienne d'Athènes et en 1979 il a obtenu son doctorat de l'Université Paris I. Aujourd'hui il est professeur invité aux Universités de Bordeaux, de Toulouse, de Munster et en outre aux Universités Paris IV, Paris V, Paris I et membre de l'Organisation de droit public EPLO. Il est aussi coordinateur des programmes suivants à l'Université d'Athènes : «ENTEΡ» (achevé en 2008)», « ΠΥΘΑΓΟΡΑΣ», « Παλιννόστηση Ελληνόφωνου Ερευνητή».

Eleni Sakellariou

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Eleni Sakellariou

Assistant Professor of European Medieval History at the Department of History and Archaeology of the University of Crete since 2006. She studied History at the University of Athens, and Medieval History at the University of Cambridge (England), where she received her Ph.D. in 1996. In 1997- 1999, she worked as a temporary agent for the European Commission in Brussels. Between 1999 and 2006 she was a lecturer of European Medieval History at the Department of History and Archaeology of the University of Ioannina. She has published in Greek, English and Italian, on the demography, economy and institutions of Italy and Frankish Greece in the late Middle Ages, and on the Crusades.

ABSTRACT

Crusading was a quintessentially western European institution. However, both the eastern Roman Empire and western Europe shared a common, Roman past and at least a fundamental western institution, the Roman Church, relied on the Roman imperial tradition in order to promote its universal spiritual ambitions. In this respect, therefore, it is meaningful to seek the influence of the early Christian empire on the ideology and policies of the papacy, whose brainchild was the Crusade. East and west developed in paths that often seem divergent, but the Crusades brought the two worlds in close interaction, causing their paths to cross. This paper proposes to assess recent historiographical developments in issues such as the extent to which crusading emerged from Roman, early Christian and medieval attitudes towards just war, the ways in which new and traditional elements combined in early crusading and the changes brought about with the consolidation of the movement in the thirteenth century, the question of the perception of crusading by the Byzantines and, finally, the debate on the place of the Crusades in European expansionism during the high Middle Ages, which, inevitably, touches upon the issue of the presence of westerners in Byzantium and the eastern Mediterranean.

Yves Sassier

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Yves Sassier

Docteur en droit, agrégé des facultés de droit (droit romain et histoire du droit), est professeur d'histoire des institutions du Moyen Âge occidental à l'Université Paris-Sorbonne. Auteur, parmi d'autres ouvrages, contributions et articles, de Royauté et idéologie au Moyen Âge, Bas-Empire, monde franc, France (IVe-XIIe siècle), Armand Colin, Paris, 2002 et 2012, et de plusieurs articles très récents consacrés à divers aspects de la réflexion de Jean de Salisbury sur le pouvoir.

Abstract :

Le Policraticus de Jean de Salisbury (1159) et l'irruption des sacratissimae leges imperatorum christianorum (Constantin, Théodose, Arcadius, Justinien) dans la réflexion sur les fins et les moyens du pouvoir en Occident

Le Policraticus de Jean de Salisbury (1159), que l'on peut considérer comme l'une des premières études exhaustives du Moyen Age sur le politique, soucieuse de dénoncer les méfaits de la société de cour et leur impact négatif sur les fondements éthiques et chrétiens de la fonction royale, est aussi le premier ouvrage non juridique faisant très largement appel au droit romain de Justinien. Jean est sans doute très réservé à l'égard des deux phrases d'Ulpien tirées du Digeste (Quod principi placuit legis habet vigorem ; Princeps legibus solutus est) qu'il semble bien considérer comme sources possibles, voire inéluctable, d'une dérive dangereuse du pouvoir vers la tyrannie et auxquelles il oppose, en s'appuyant sur la constitution digna vox de Théodose II, un prince gouvernant dans le respect d'une loi qu'il conçoit comme le strict reflet des commandements divins. En revanche, soucieux de dresser le portrait du véritable homme d'Etat, il entend donner en exemple, à l'intention des princes de son temps, de multiples constitutions figurant au code ou aux Novelles de Justinien dont il souhaite l'application dans divers domaines (justice, contrôle de l'activité des agents du pouvoir). Dans le domaine des privilèges de l'Eglise et de la liberté des élections épiscopales, il oppose aux empiètements des princes de son temps, et à l'autoritarisme de plus en plus manifeste d'Henri II Plantagenêt, non pas les règles d'un droit canonique alors en plein essor qu'il n'entend pas - et il en donne la raison - intégrer à son exposé, mais une véritable leçon de législation fournie par les constitutions des empereurs d'orient du Bas Empire : Arcadius, Théodose, Léon 1er, Justinien. Jean de Salisbury, dont l'œuvre connaîtra un immense succès dans une grande partie de l'Europe du Bas Moyen Âge, est donc le premier écrivain non spécialiste du droit romain, le premier étranger au cercle étroit des glossateurs à proposer aux princes de son temps l'application d'un « modèle » justinien en matière de législation.

Nickiphoros Tsougarakis

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Nickiphoros Tsougarakis

Dr Nickiphoros Tsougarakis studied for his PhD at the Institute for Medieval Studies of the University of Leeds, under Prof. Graham Loud and Prof. Peter Lock, where he also taught Medieval Latin. A revised version of his doctoral thesis is about to be published by Brepols, under the title The Latin Religious Orders in Medieval Greece, 1204-1500. He is currently conducting postdoctoral research at the Department of History and Archaeology of the University of Athens, on the subject of 'Freedom and Servitude in Medieval Greece'. He is also co-editing a volume of collected essays, entitled A Companion to Medieval Greece, which will be published by Brill in 2013.